Bloc-notes – janvier ne fait pas mai
Il y a quelques jours je suis tombé sur le « Bloc-notes » de François Mauriac dont je suis heureux de vous partager un extrait. Cet académicien français de talent qui avait d’ailleurs été lauréat du prix Nobel de littérature en 1952 écrivait ainsi le 24 février 1968 : « Il faudrait rire ou il faudrait pleurer de voir les adversaires du général de Gaulle, la plume à la main, décrire les temps de catastrophes que nous vivons aujourd’hui ; mais, dans leur conversation, ce qui transparaît, c’est leur émerveillement et leur impatience d’être les héritiers de tout ce qu’aura, dans tous les ordres, accumulé ce grand règne ».
S’il tombe sous le sens que les situations sont différentes, cet extrait est tout à fait révélateur d’un état d’esprit qu’on retrouve désormais vaillamment au 59 rue de Ségur et plus généralement rue de Solférino. Cet état d’esprit c’est la soif de pouvoir des socialistes qui transpire sur une campagne présidentielle où les mensonges et les contre-vérités auréolent les discours d’un Corrézien déchu. Déchu à force de décrire les temps de catastrophes de nos concitoyens sous l’effet de l’action du Président de la République.. quelle indécence..
Il y a quelques jours la majorité présidentielle se félicitait – légitimement je crois – du taux revu à la baisse pour la France des emprunts à long terme qu’a contractés l’AFT (Agence France Trésor) récoltant avec succès près de 8 milliards d’euros à un taux historique de 1,89% contre 2,82 l’année dernière. C’était une victoire pour les Français dont les taux intérêts ainsi diminués permettent de ne pas restreindre plus encore le budget de la Nation.
Nonobstant, est-il sain qu’un candidat à l’élection présidentielle soit presque déçu – considérant ce succès comme une victoire personnelle de son adversaire – ? Non. Pourtant son impatience d’être l’héritier des réformes parfois impopulaires mais nécessaires et courageuses de ce gouvernement (réforme des retraites, maintien de la crédibilité financière, service minimum dans les transports et dans l’Education Nationale…) est en totale contradiction avec le poste brigué qui demande mesure, objectivité et plus que jamais courage.
Je suis persuadé que dans quelques semaines les Français sauront tirer les conclusions qui s’imposent et choisir celui ou celle qui sera le mieux à même de les défendre pendant la sortie de crise. C’est aussi au sein de l’isoloir que les électeurs pourront faire le bilan de la campagne de dénigrement menée depuis cinq ans par la gauche française et choisir l’avenir qu’ils souhaitent pour le pays. Les sondages de janvier n’ont jamais fait les élus de mai. VGE ou Edouard Balladur s’en rappellent encore.
voilà pour une fois une belle citation que ce <> de François Mauriac !! je suis tout à fait d’accord avec vous car on l’a encore vu hier avec Monsieur Hollande ils reconnaissent enfin du bon dans les réformes de Monsieur Sarkozy après avoir tout critiqué !! ils seront bel et bien les héritiers de ce bilan dont ils ne sont pas si mécontents un peu comme avec Juppé en 1997 !!!
Vide de sens, une fois de plus. RDV en Mai.