Populaires, im-populaire, a-populaires…

Populaires, im-populaire, a-populaires…

Et si il y avait eu des fraudes ? Et si il y avait eu des menaces ? Et si il y avait eu une démocratie illusoire ? Et si, et si, et si…

Les jours s’égrènent et se confondent en stérilité d’idées et de combat malhonnête. Déjà, de grandes lignes apparaissent, des lignes différentes, qu’il convient de bien cerner.

Populaires, nous l’avons été, le Bureau National et moi, ces deux dernières années. Populaires dans tous les sens du terme, comme nous l’entendons. Populaires auprès de tous les militants, qui ont approuvé dans une large majorité les actions menées. Populaires dans le sens même de notre politique. Car nous sommes allés partout, touchant tous les sujets, brisant tous les tabous auxquels des jeunes de droite pouvaient être auparavant assimilés : des pépites de la nation aux Grandes Ecoles, nous nous sommes adressés à tout le monde afin de montrer que le volontarisme politique doublé d’un sens du dialogue éclairé ne limitent pas les jeunes militants de droite aux quartiers les plus huppés mais nous portent partout, jusque dans des zones dites  » difficiles « . Nous avons mis fin à ces clichés bienpensants entretenus par la Gauche avec un maillage territorial qu’il va falloir renforcer, qui nie les frontières et prétendus déterminismes sociaux. C’était la campagne permanente, ce qui nous a permis de dôter notre structure d’un véritable sillon intellectuel avec des réflexions menées sur un panel de sujets très large. L’aboutissement de ce travail de fond a été la reprise de nos propositions sur les retraites par Xavier Bertrand. Et puis, nous avons gagné en notoriété et en visibilité par le biais de plusieurs opérations : c’était la moindre des choses pour le premier mouvement de jeunes qui a eu 11 élus dans les conseils régionaux (contre 1 en 2004!). Alors, oui, je vous le dis, poursuivons ce chemin, continuons à écrire l’histoire de la formidable épopée des Jeunes Populaires et faisons du bilan actuel une moitié de parcours, donnons-nous encore deux ans pour rénover entièrement notre Mouvement et faire gagner Nicolas Sarkozy en 2012.

Impopulaire, la campagne le devient auprès des militants. Ils attendent des idées, des propositions, et encore des idées. Avec bien sûr une certaine idée de l’attitude à avoir quand on prétend à une fonction si importante. Cela n’enlève en rien la nécessité d’une concurrence et de nombreux candidats, c’est même rassurant : notre mouvement bouge, vit et parfois exulte ! Mais la tournure prise par la campagne dessert toute notre formation là où, au contraire, un combat intègre et droit devrait l’embellir ! Quoi de plus beau qu’une épopée électorale, quelle qu’elle soit ? C’est regrettable de voir les choses s’envenimer ainsi, les militants connaissent de la part de certains une intoxication politicienne. Un retour au calme et à la retenue est nécessaire. De l’audace, oui, mais pas de lâcheté.

A-populaires, certains, du coup, le sont déjà. Les accusateurs à tout-va et autres instigateurs de polémiques stériles sans fondements dégradent notre image et deviennent ainsi 100% a-populaires, s’excluant eux-mêmes de notre mouvement, niant les valeurs auxquelles nous le rattachons. C’est inadmissible qu’un tel climat de tensions dégrade l’image des Jeunes dans son intégralité. Comment faire confiance à un capitaine qui saborde son navire avant même d’avoir embarqué ? Les militants en ont assez, leur ras-le-bol est palpable quand on va sur le terrain, et il faut les comprendre. Fraudes, coups bas, menaces, aurais-je donc un si grand pouvoir entre mes mains ? Nous avons développé la iForce pour lancer une offensive sur le Net. Nous créerons bientôt l’iRiposte pour dénoncer tous les mensonges de la gauche. Il y a assez, on le voit bien, d’attaques à mener contre des socialistes archaïques. Ne nous trompons plus de cibles. Il faut absolument recouvrer une lucidité et une attitude raisonnée. Débattons et proposons, mais dans un minimum de bonne conduite.

Et si… on faisait ainsi véritablement campagne ?

Populaires, Impopulaire, A-populaires. L’heure est au choix.

Partager

Commentaires

8 commentaires à “Populaires, im-populaire, a-populaires…”
  1. james dit :

    « Populaires auprès de tous les militants, qui ont approuvé dans une large majorité les actions menées. » Oui donc une large majorité (les chiffres ?), ce ne sont pas « tous » (argument d’autorité ! c pas bien Benjamin !!!!!

  2. Ray dit :

    Pepites de la nation? c’est pas plutot des Pupilles de la nation benji?

  3. Ray dit :

    Edit: j’avais oublié votre pseudo initiative pour les banlieues. Et fadéla Amara son plan desespoir (bah oui ya plusieurs espoirs quand même en banlieue) Banlieue, vous comptez l’appliquer quand? ça fait un petit moment qu’on l’attend dans ma ZUS. Enfin on vous a pas vraiment attendu pour survivre. Mais encore une question, si je fais une connerie, c’est mes parents qui vont redevenir des bougnoules, ou moi?

  4. Caro dit :

    On est en 2010, bordel.
    2010 ! sur cinq ans de mandat vous passez combien, deux ans à faire campagne?
    Mais arrêtez de prôner la valeur travail, si à la première occasion vous lâchez vos dossier pour choisir la couleur de vos tracts et vos sujets chocs.
    La vache, la honte, vous êtes pas élus pour ça!
    La honte, 2010!

  5. pardaillec dit :

    Par hasard je suis tombé sur cet article que je trouve excellent

    Benjamin Lancar est conseiller régional et actuel président des jeunes de l’UMP. Il est aussi celui qui a rendu le plus ridicule le parti présidentiel cette année, malgré une concurrence rude. Il a fait jouer la quasi-totalité des responsables de la majorité dans un lip-dub d’anthologie, qui a condamné le mouvement conservateur à payer plus de 30 000 euros pour avoir utilisé sans autorisation la chanson « Tous ceux qui veulent changer le monde », le tout en pleine polémique sur HADOPI. Récemment il s’est fait taper sur les doigts pour s’être plus qu’un un peu trop lâché sur Beur FM. Sans compter de nombreuses bourdes comme cette soirée avec alcool pour mineurs organisée juste après le vote de la loi Bachelot réprimant la vente de boissons alcoolisées pour les moins de 18 ans.

    Et Benjamin veut se représenter a la présidence des jeunes populaires. A ce niveau Lancar est très certainement un socialiste ou un mec d’Europe Ecologie infiltré pour mettre la zone chez Sarkozy. Il faut l’aider à continuer son action !

    Tous avec toi Benjamin !

    PS : Pour ce qui est du dérapage sur BeurFM, après petite recherche, il est consultable ici ( et c’est vrai que c’est une oeuvre d’art…)
    http://www.tuxboard.com/benjamin-lancar-derapage-equipe-de-france-sur-beur-fm/

  6. pardaillec dit :

    Tiens, Benjamin, puisqu’on parle d’équipe de racailles, personnellement j’ai tout particulièrement un faible pour celle-ci
    http://www.youtube.com/watch?v=8wqq_uw8TkY&feature=related

  7. alex dit :

    Les racailles elles sont à l’UMP!!Il suffit de constater : un ministre condamner pour injures raciales, un porte parole condamné pénalement pour abus de confiance…je me rappelle la car on peut on peut remplir 3pages de commentaires sur les condamnations de nos élus UMP!Enfin, vu toutes leurs condamnations, on devrait plutot les appeler délinquants qu’élu…on va leur retirer leur nationalité?
    que de corrompu à l’UMP…Monsieur Lancard peut il nous expliquer comme se fait il que ce mouvement comporte autant de délinquants?

  8. Suspens insoutenable … quelle équipe de loosers aura à assumer la défaite mémorable de Sarkozy en 2012?

Exprimez-vous !

Dites-nous ce que vous en pensez...
et si vous voulez une image pour illustrer vos commentaires, vous pouvez utiliser un gravatar!