Les 32h par le MJS
Bonjour à tous,
Le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) a tenu Congrès ce week-end à Grenoble et croyez moi ce qui en ressort n’est guère heureux à la fois pour eux mais surtout pour la France.
Si une de leurs « propositions » devaient définir quelle est la ligne politique actuelle de la jeunesse de la gauche dite de gouvernement est « 32 heures de travail hebdomadaire ».
Non contents de faire encore payer à la France et son économie les conséquences désastreuses de la réforme des 35 heures de leurs ainés, les jeunes socialistes souhaitent, eux, le passage aux 32h. Ils le justifient avec la finesse politique qu’on leur connait en arguant que pour défendre les 35 heures face au gouvernement néo-ultra-giga-méga-libéral de Nicolas Sarkozy il faut porter les 32 heures. Quelle argumentation ! Je veux bien croire qu’il faut un peu de « folie » dans les propositions d’un mouvement jeune pour faire bouger les lignes politiques de son parti mais là c’est de la folie dangereuse, en plus d’être d’une irresponsabilité grave.
Sans plagier Jean Gandois, « l’idéologie a triomphé de la raison ». Nous connaissions la démagogie d’un parti socialiste toujours en mal de crédibilité, enclin à faire rêver les gens sans mesurer le réalisme, voire même la réalité, de leurs propositions .Force est de constater que le fruit tombe près de l’arbre et de quelle manière ! La démagogie a bel et bien triomphé de la raison à Grenoble ce week-end.
Les Jeunes Populaires doivent s’indigner d’une telle proposition venant d’un mouvement dont les représentants actuels seront les dirigeants du Parti Socialiste de demain
Benjamin.
Nous sommes heureux de constater que le congrès des Jeunes Socialistes à Grenoble a eu un écho médiatique tel que les propositions qui y ont été adoptées suscitent désormais la réaction du président des Jeunes Populaires. Sur ton blog, tu y vas de l’accusation de démagogie à notre encontre, constatant que nous proposons la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires. « L’idéologie a triomphé de la raison » déclares-tu, et nous y sommes accusés d’irresponsabilité grave.
Tu l’auras compris, nous proposons effectivement la réduction du temps de travail à 32 heures :
•Parce que la réduction du temps de travail va dans le sens de l’Histoire (de 12 heures par jour au 19ème siècle nous sommes passés à 7 heures aujourd’hui).
•Parce que nous pensons qu’il faut « travailler pour vivre » et non « vivre pour travailler », que le progrès doit profiter à tous et permettre à chacun de s’émanciper et de s’épanouir à travers la culture et les loisirs.
•Parce que plus de 400 entreprises de tailles diverses ont déjà fait ce choix et en sont tout à fait satisfaites.
•Parce qu’au vu de la réduction globale du temps de travail qui s’opère (+52 000 chômeurs en octobre 09), nous préférons le « travailler tous » au « travailler plus pour quelques uns ».
•Parce que la réduction du temps de travail sans perte de salaire est la seule façon de rééquilibrer la répartition salaires / profits en faveur des salariés et ainsi de leur permettre globalement de récupérer du pouvoir d’achat.
Notre proposition de réduction du temps de travail ne se résume pas à une réduction horaire, nous souhaitons aussi la semaine de 4 jours : l’augmentation du nombre d’employés, beaucoup plus massive lorsqu’un jour de travail par semaine est supprimé. Une telle mesure a été adoptée par de nombreuses entreprises en France, car elle est rendue possible par la loi, avec une grande efficacité tant du point de vue de la productivité, que de l’embauche.
La réduction du temps de travail est aujourd’hui, dans un contexte de chômage de masse et de baisse de la demande, la seule mesure qui permet d’avancer vers une économie du plein emploi. Dans un monde où les richesses sont produites de plus en plus rapidement et efficacement, et où le travail n’a jamais autant créé de ressources, c’est la structure de l’emploi qu’il nous faut revoir en le répartissant. Quoi de plus éloquent à ce titre que le fait que la durée moyenne du temps de travail en France soit aujourd’hui égale à 33 heures par semaine. Nous préférons une répartition équitable du travail à sa dispersion entre heures supplémentaires imposées et temps partiels subis.
Voilà, Benjamin Lancar, la réponse argumentée de Jeunes Socialistes. Nous ne ferons pas de commentaires sur la politique de l’emploi actuelle, les chiffres parlent d’eux-mêmes… Il y en a qui lorsqu’ils entendent le mot réduction du temps de travail sortent encore leur révolver. Travailler moins n’est pas travailler moins bien, c’est avant tout travailler mieux et tous ensemble. A l’indignation nous préférons la réflexion et le débat ; la raison n’est ainsi pas du coté que l’on voudrait nous faire croire. Quand à l’idéologie, nous assumons d’en avoir une…
Je copie-colle ici un argumentaire qui va de soi :
« Nous sommes heureux de constater que le congrès des Jeunes Socialistes à Grenoble a eu un écho médiatique tel que les propositions qui y ont été adoptées suscitent désormais la réaction du président des Jeunes Populaires. Sur ton blog, tu y vas de l’accusation de démagogie à notre encontre, constatant que nous proposons la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires. « L’idéologie a triomphé de la raison » déclares-tu, et nous y sommes accusés d’irresponsabilité grave.
Tu l’auras compris, nous proposons effectivement la réduction du temps de travail à 32 heures :
* Parce que la réduction du temps de travail va dans le sens de l’Histoire (de 12 heures par jour au 19ème siècle nous sommes passés à 7 heures aujourd’hui).
* Parce que nous pensons qu’il faut « travailler pour vivre » et non « vivre pour travailler », que le progrès doit profiter à tous et permettre à chacun de s’émanciper et de s’épanouir à travers la culture et les loisirs.
* Parce que plus de 400 entreprises de tailles diverses ont déjà fait ce choix et en sont tout à fait satisfaites.
* Parce qu’au vu de la réduction globale du temps de travail qui s’opère (+52 000 chômeurs en octobre 09), nous préférons le « travailler tous » au « travailler plus pour quelques uns ».
* Parce que la réduction du temps de travail sans perte de salaire est la seule façon de rééquilibrer la répartition salaires / profits en faveur des salariés et ainsi de leur permettre globalement de récupérer du pouvoir d’achat.
Notre proposition de réduction du temps de travail ne se résume pas à une réduction horaire, nous souhaitons aussi la semaine de 4 jours : l’augmentation du nombre d’employés, beaucoup plus massive lorsqu’un jour de travail par semaine est supprimé. Une telle mesure a été adoptée par de nombreuses entreprises en France, car elle est rendue possible par la loi, avec une grande efficacité tant du point de vue de la productivité, que de l’embauche.
La réduction du temps de travail est aujourd’hui, dans un contexte de chômage de masse et de baisse de la demande, la seule mesure qui permet d’avancer vers une économie du plein emploi. Dans un monde où les richesses sont produites de plus en plus rapidement et efficacement, et où le travail n’a jamais autant créé de ressources, c’est la structure de l’emploi qu’il nous faut revoir en le répartissant. Quoi de plus éloquent à ce titre que le fait que la durée moyenne du temps de travail en France soit aujourd’hui égale à 33 heures par semaine. Nous préférons une répartition équitable du travail à sa dispersion entre heures supplémentaires imposées et temps partiels subis.
Voilà, Benjamin Lancar, la réponse argumentée de Jeunes Socialistes. Nous ne ferons pas de commentaires sur la politique de l’emploi actuelle, les chiffres parlent d’eux-mêmes… Il y en a qui lorsqu’ils entendent le mot réduction du temps de travail sortent encore leur révolver. Travailler moins n’est pas travailler moins bien, c’est avant tout travailler mieux et tous ensemble. A l’indignation nous préférons la réflexion et le débat ; la raison n’est ainsi pas du coté que l’on voudrait nous faire croire. Quand à l’idéologie, nous assumons d’en avoir une… »
Benjamin A.
Cher Benjamin,
Non content de ne parler que de vous, de ne penser qu’à vous et de faire preuve d’un carriérisme affligeant, il s’avère que vous maniez la langue française avec autant de dextérité que ma petite sœur de 12 ans.
De prime abord votre orthographe est à peu près correct mais si nous décidons de nous attaquer à la syntaxe … autant lutter contre des moulins à vent !
Cependant nous notons dans vos phrases une volonté désespérée de faire de beaux discours. Continuez ainsi et peut être qu’un jour, un jour … vos ambitions personnelles seront au service de vos idées (et non l’inverse) !
OPPORTUNISTE !
Un encarté U.M.P !
Serez-vous assez vertueux pour laisser ce commentaire et oser y répondre ?
En même temps je comprends, c’est difficile d’admettre que son opposante a été élue dé-mo-cra-tiquement, sans pression, et par le vote de tout les adhérents, ce n’est pas grave, peu être que les jeunes pops seront autonomes eux aussi un jour …
encore entrain de taper sur le MJS, vraiment rien à faire d’autre?? et tes idées?
La-men-ta-ble comme réponse à l’argumentation de Benjamin.
Les jeunes « pops » me déçoivent beaucoup.
Si tous ce dont vous êtes capable c’est de critiquer la forme du texte et à s’amuser à crier que « bouh c’est un carriériste ça se voit dans ce qu’il écrit ».
Ou est-ce qu’il parle que de lui? Il écrit bien « nous » la gauche.
Il écrit le mieux possible qu’il le peut, mais pas besoin d’être maitre du français pour pouvoir parler de politique dans le fond.
Oui c’est bien absurde la réponse des umpistes qui n’osent apparemment pas parler de fond, mettent la crisé du capitalisme sur le dos de la gauche (« Non contents de faire encore payer à la France et son économie les conséquences désastreuses de la réforme des 35 heures » -B Lancard), de taxer les mjs de carriérisme alors que les jeunes ump sont dépendant de leur parti et qu’en face les mjs élisent leurs président(e)s et ou leur majorité actuelle n’est pas celle du PS.
les insultes, c’est donc tout ce dont vous êtes capable?
…Parler de fond, ce serait plus utile aux français.